Enceinte et fumeuse: quels risques pour le bébé ?

 

grossesse et fumer cigarettes

« Dès qu’elle est enceinte, la femme se découvre une raison de vivre primordiale, une justification d’existence, claire et sans équivoque. »

Dans son roman Question de temps, la nouvelliste indienne Shashi Deshpande décrit la mère comme une femme transformée, résolue. Donner la vie incite à reconsidérer sa propre vie. À la mettre en perspective. À prendre des décisions. L’envie d’avoir un enfant, le début de la grossesse, et la grossesse elle-même sont des moments où les fumeuses songent à réduire leur consommation de tabac, voire à la stopper. Il n’est jamais trop tard pour arrêter la cigarette, ni pour lever le pied.

 

Une grossesse sans tabac : de l’idéal à la réalité

Les professionnels de la santé sont unanimes : pour la future mère, l’idéal est de mettre un terme à la consommation de tabac avant d’être enceinte. Concrètement, cet effort d’anticipation prémunit la femme contre le dilemme du sevrage lorsque la grossesse vient tout juste de commencer. Arrêter avant, c’est ne pas avoir à le faire pendant ! La réalité est toutefois bien plus complexe. Il n’est pas à la portée de toutes les mères d’abandonner leurs habitudes, même en ayant pleinement conscience des méfaits du tabagisme sur leur santé et celle de leur enfant. Selon le Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, 17,8 % des Françaises enceintes fument toujours au troisième trimestre de leur grossesse. La France est le plus mauvais élève européen dans ce domaine. Quoi qu’il en soit, entre l’idéal et le réel, il y a un juste milieu que chaque femme peut adopter : réduire autant que possible la consommation et garder à l’esprit qu’il n’est jamais trop tard pour dire stop.

 

Les complications obstétriques liées au tabagisme

D’une personne à l’autre, la situation et le contexte de consommation varient. Il est par conséquent bien difficile d’enjoindre strictement les fumeuses à jeter leur paquet de blondes à la poubelle. Un discours nuancé ne doit cependant pas écarter les conséquences avérées du tabagisme sur la grossesse. La fausse couche est l’un des risques majeurs de complication provoqués par la cigarette. Fumer revient à multiplier les probabilités de fausse couche par 3. À raison de 30 cigarettes par jour, le risque est multiplié par 5. Les grossesses extra-utérines (l’ovule fécondé nidifie dans la trompe de Fallope au lieu de descendre dans l’utérus), les saignements, l’anémie (taux d’hémoglobine en dessous de la normale) et les accouchements prématurés peuvent aussi être les résultats d’une consommation abusive. Enfin, le tabac est souvent incriminé dans les cas de placenta prævia, une anomalie causée par le déplacement du placenta dans la partie inférieure de l’utérus, débouchant dans 75 % des cas sur une césarienne.

 

Réduire la cigarette, c’est protéger bébé jusqu’à la naissance… et après !

Dans les pays industrialisés, le tabac est la principale cause de retard de croissance intra-utérin. La faute au monoxyde de carbone qui, en se substituant à l’oxygène dans le sang, nuit au bon développement du fœtus. De surcroît, les effets vasoconstricteurs de la nicotine perturbent la circulation sanguine dans l’artère du placenta et l’artère ombilicale. Ce retard se traduit à la naissance par un poids faible, un petit périmètre crânien et une petite taille. La maturation des poumons peut être affectée et par conséquent, déclencher des troubles respiratoires. Le tabagisme expose également l’enfant à un syndrome de sevrage. L’agitation à la naissance et dans la période postnatale résulte d’une accoutumance à la nicotine dont le nouveau-né est privé après l’accouchement. Concernant l’allaitement, là encore la nicotine fait figure d’intruse. Sa concentration dans le lait maternel dépend directement de la consommation de la mère. L’allaitement peut, dans ce cas précis, être une nouvelle source de motivation pour écarter la cigarette de l’environnement du bébé.

Toutes les occasions sont bonnes pour changer ses habitudes de fumeuse. Réduire le tabac, ouvrir une parenthèse via la prescription de substituts nicotiniques, arrêter définitivement, tout est possible. Fumer n’est pas le critère des mauvaises mères. L’important est de savoir identifier ses limites et de modérer ses habitudes pour trouver un équilibre.

Cet équilibre, l'hypnothérapie a les qualités requises pour en faciliter l’accès. Par la suggestion, par l’entrée dans le soi profond, une thérapie par l’hypnose permet de localiser les mécanismes du contrôle intérieur. C’est aussi par cette voie qu’une solution au tabagisme peut s’ouvrir aux futures mamans.

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Catherine Clavier
Hypnothérapeute
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