Anorexie : le contrôle en excès

 

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L’image de soi. Parfois, la représentation mentale qu’un individu a de son propre corps vire à l’obsession. Dans le cas de l’anorexie, elle vire à la distorsion. L’image qu’une personne a d’elle-même, n’est pas celle que lui renvoie le miroir. La réalité ne sert plus de repère. C’est une idée qui dicte la conduite à suivre. L’anorexique est fidèle à son idée. Elle la suit scrupuleusement. Elle met tout en œuvre pour garder le contrôle sur l’image qu’elle s’est forgée d’elle-même. Au point de renier le réel et de mettre sa santé en danger.

 

Se priver de manger

L’anorexie est un trouble du comportement alimentaire. Elle concerne majoritairement les filles. Pour neuf d'entre elles, on compte seulement un garçon atteint, avec une prévalence à l’adolescence. Cela dit, l’anorexie peut frapper à l’âge adulte. Une seule cause ne saurait suffire à justifier ce type de conduite. La personne anorexique observe une hygiène alimentaire stricte constituée de privation, de restriction et d’éviction de certains aliments. Elle trie, choisit et écarte la nourriture qui pourrait entraver son « régime personnel ». Parfois, la rigueur de son comportement l’incite à vomir certains repas ou à consommer des laxatifs pour se purger. Ce trouble se manifeste à travers une réelle volonté de contrôler son corps. Le sujet adopte des habitudes objectivement mauvaises pour son organisme (impliquant maigreur, faiblesse, moral affecté), mais se convainc envers et contre tout de ses effets positifs, notamment grâce à la sensation d’une silhouette totalement maîtrisée.

 

Il existe deux types d’anorexie :

L’anorexie pénitente

Elle apparaît en concordance avec des troubles extérieurs. En général, des conflits familiaux. Pour gérer un problème, et peut-être même attirer l’attention, la personne développe ce trouble.

L’anorexie abstinente 

La personne est obsédée par le contrôle, convaincue que sa conduite est juste, voire supérieure à celle des autres. C’est un état extrême qui mène à l’anesthésie des émotions. Plus rien ne supplante le sentiment de contrôle absolu. Il est impossible pour l’anorexique de reconnaître sa maigreur.

 

Quelles sont les raisons de ce trouble ?

Il n’y a pas une raison, mais bien des raisons. De nombreuses études sont menées sur les causes biologiques. L’anorexie est toutefois rattachée principalement à des causes psychologiques (stress, anxiété, angoisse, dépression, compulsion). Sur le long terme, biologie et psychologie finissent par se rejoindre, car la modification des habitudes alimentaires entraîne une adaptation du corps humain. Métabolisme et système de régulation de l’appétit sont alors modifiés. Et leur modification influe également sur l’humeur. Le contexte familial joue un grand rôle dans l’équilibre de l’adolescent et du jeune adulte. Des relations complexes avec les parents constituent un facteur très répandu. Sociologiquement, l’anorexie conserve une forte prégnance occidentale. L’énorme pression médiatique et sociale qui pèse sur les femmes quant à leur apparence contribue à induire ce type de comportement. En outre, le suivi d’un régime amincissant mal contrôlé peut également affecter le rapport à la faim, à la sensation de satiété et à la représentation de son corps. Mincir perd son sens au profit d’une peur de grossir (anorexie mentale).    

 

Les effets sur la santé

L’action néfaste de l’anorexie sur le métabolisme entraîne de multiples dérèglements. Elle perturbe la croissance de l’adolescent. L’éviction de certains aliments provoque des carences qui débouchent sur de l’ostéoporose, une fragilité des ongles et des cheveux. La personne est aussi sujette à la constipation, la fatigue, l’aménorrhée (absence de règles), à des malaises et une vie sociale meurtrie. L’anorexie peut en outre déclencher des phases de boulimie. Elle représente également un véritable risque vital pour la santé. Le corps peut céder. L’esprit aussi. Le taux de suicide associé à l’anorexie est le plus élevé de toutes les maladies psychiatriques.

 

Comment réagir ?

Le diagnostic d’un médecin est très important. Ne serait-ce que pour faire un point sur la situation. Par la suite, un suivi thérapeutique constitue la meilleure solution. La thérapie familiale présente de nombreux avantages pour rétablir l’équilibre. Dans le cas de l’hypnose, le protocole s’intéresse à la résolution des conflits intérieurs.

Pour la personne anorexique, l’essentiel est d’entrer dans un cercle de soins, et si possible, d’être accompagnée par ses proches.

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Catherine Clavier
Hypnothérapeute
Centre médical du Bocage, Bd de la résistance
13380 Plan de Cuques

Tél : 06.70.20.80.74
Mail: cclavier@therapie-douce.fr

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