Comprendre ce qu’est la boulimie

 

poids boulimie

Pour celui ou celle qui la vit, la boulimie est un secret qu’il vaut mieux ne pas révéler. Il est très difficile de quantifier exactement le nombre de Français et Françaises exposés à ce trouble. C’est un comportement alimentaire qui nourrit la culpabilité et dont on ne parle pas. Le boulimique se cache. Il se croit malade et condamné à souffrir. Le phénomène est si complexe que les spécialistes peinent parfois à l’expliquer. Ce qu’il y a de sûr, c’est qu’on peut en guérir.

 

Qu’est-ce que la boulimie ?

La boulimie est une compulsion alimentaire, un rapport déréglé entre l’individu et la nourriture. Il s’agit d’ingérer des quantités excessives de nourriture, au-delà de la raison et d’un appétit normal. Dans certains cas, la personne boulimique choisit de se faire vomir après son repas, pour se débarrasser de ce qu’elle considère comme une impureté. Ce comportement se distingue de ce que l’on dénomme aujourd’hui hyperphagie et qui consiste strictement à se suralimenter sans provoquer de vomissement ensuite.

La boulimie peut se manifester à tous les âges de la vie. Toutefois, elle touche majoritairement les adolescents et jeunes adultes. Et plus particulièrement les femmes.

 

Pourquoi cette obsession pour la nourriture ?

La boulimie est un comportement de compensation. Généralement, elle répond à un manque, à un état psychologique souffrant d’un déséquilibre. La boulimie est une réponse inadaptée à une situation psychique spécifique. Ce peut être un besoin d’ordre affectif ou relationnel, une souffrance liée à un choc émotionnel, à un stress ou à de l’anxiété. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise raison d’être boulimique, c’est un état qui est particulier à chaque cas.

Dans le domaine de la psychanalyse, une relation mère-enfant perturbée par l’absence ou le manque d’amour porte souvent la responsabilité d’un déséquilibre sur le plan émotionnel. Dans le domaine de la neurophysiologie, on associe la boulimie à un manque de sérotonine, un neuromédiateur capable d’agir sur l’humeur et la gestion du stress.

Quelle que soit son origine, la boulimie creuse un vide dans l’individu. Et ce vide exige d’être comblé.

 

Les effets de la boulimie ?

Effets psychologiques

Avant de sombrer dans une crise, le boulimique est saisi par une sensation de manque qui le crispe et perturbe son humeur de façon négative.
L’acte de manger apaise la personne. Elle trouve un moment où elle est hors du temps, hors de la réalité. Ce décalage est cependant éphémère. Il se transforme en culpabilité et en honte une fois le repas ingurgité. Il exacerbe le sentiment de mal-être et l’agonie mentale à laquelle il était censé répondre. Cette volonté de se cacher peut engendrer un isolement social ou perturber les relations avec l’entourage par le biais d’une duplicité comportementale (afficher un tempérament solide en public, et broyer du noir en privé).
Après avoir mangé, un sentiment de soulagement mélangé à de la culpabilité se manifeste. Le vomissement, automatique ou volontaire, entretient le dégoût de soi et une vaine envie de mettre un terme à cette dépendance.

 

Effets physiques

La boulimie n’est pas une maladie, mais elle peut rendre malade en déclenchant des désordres corporels. La boulimie sans vomissement — l’hyperphagie, donc — entraîne vers l’obésité et par conséquent vers des risques de types cardio-vasculaires. À long terme, la boulimie vomitive favorise les maladies de la gorge et de l’œsophage, l’érosion dentaire et les ulcères à l’estomac. Ceux-ci sont dus aux mouvements acides générés par le reflux.

 

Comment réagir ?

La priorité est d’obtenir un diagnostic du médecin. Par la suite, une orientation vers un traitement médical ou vers une thérapie complémentaire se présente. Ces dernières sont variées. Parmi elles, l’hypnose est grandement conseillée pour son travail sur la relaxation, laquelle aide à se détacher du stress et de l’anxiété dus au manque.

 

Le docteur Patrick Van Alphen du CHU Saint-Pierre à Bruxelles identifie d’ailleurs une analogie très intéressante entre la crise de boulimie et l’hypnose : « Ce qui se passe dans une crise de boulimie, c’est de l’hypnose ! Pas de l’hypnose médicale, parce que la boulimie fait mal au niveau psychologique et au niveau physique, mais c’est un état d’hypnose, car lorsque les gens font une crise, ils cherchent à trouver un moyen d’apaisement. Or, ce moyen d’apaisement est accessible sans manger : en découvrant la technique d’auto-hypnose. »

 

L’acte de manger apaise parce qu’il conduit l’individu hors du temps et de la réalité. Et c’est exactement le schéma que reproduit l’hypnose. Mais selon un principe beaucoup plus sain.

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Catherine Clavier
Hypnothérapeute
Centre médical du Bocage, Bd de la résistance
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